Phase 1 / 4Pleine glace
Le 1-2-2 verrouillage centre-glace refuse à l'adversaire toute remontée par le centre. F1 s'apprête à orienter le porteur, F2 attend pour le défier avant la ligne rouge, F3 verrouille déjà fort le centre, D1 et D2 restent hauts. D2 est le responsable désigné de la bande gauche, celle où patrouille l'ailier O4.
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Le terme trappe zone neutre désigne, au sens médiatique large, plusieurs systèmes de repli en zone neutre qui refusent à l'adversaire toute remontée par le centre. Le manuel en détaille cinq : le 1-2-2 large, le 1-3-1, le 2-1-2, le 1-2-2 verrouillage centre-glace et le repli 1-2-2. Les deux derniers, les plus resserrés, sont ceux que le grand public associe le plus au mot trappe.
Dans le 1-2-2 verrouillage centre-glace, F1 oriente le porteur d'un côté précis avec son bâton et son angle, en choisissant de fermer soit la passe de retour, soit la passe large, une priorité fixée d'avance par l'équipe. F2 défie ensuite le porteur avant qu'il n'atteigne la ligne rouge, le forçant à dégager ou à se faire chiper la rondelle derrière lui.
F3 verrouille fort le centre de la glace, interdisant toute passe à un joueur au milieu : c'est la priorité absolue du système, celle qui force l'adversaire à une passe longue et large pour espérer entrer en zone. D1 reste prêt à récupérer un chip derrière F2, pendant que D2 surveille particulièrement les passes larges vers l'ailier.
C'est précisément là que se situe la faille documentée : D2 doit rester alerte en tout temps à la passe large vers l'ailier qui prend de la vitesse avant même que la passe n'arrive, la façon la plus courante dont les équipes adverses percent ce système. Une réaction trop tardive de D2 laisse l'ailier entrer en zone avec toute sa vitesse déjà acquise.
La trappe divise depuis toujours : elle réduit les chances de qualité concédées et convient à une équipe qui manque de profondeur offensive, mais elle ralentit aussi le jeu et déplaît aux partisans qui viennent voir de la vitesse. L'autorisation de la passe sur deux lignes dans la plupart des ligues a d'ailleurs agrandi la zone neutre dans les faits, redonné de la vitesse au jeu et limité ce genre de système défensif.
Un mur compact autour de la ligne rouge et presque aucun espace au centre : la trappe se reconnaît à l'oeil nu, même sans connaître ses cinq variantes. Regardez surtout D2 sur les sorties larges, le point de rupture documenté du système. RinkLog date chaque entrée de zone réussie et chaque dégagement forcé, de quoi mesurer sur un match complet si la trappe adverse tient vraiment ou si elle se fait battre par ce couloir précis.
- Terme médiatique large associé surtout au 1-2-2 verrouillage centre-glace et au repli 1-2-2
- F3 verrouille le centre : priorité absolue, aucune tolérance sur les passes au milieu
- Faille documentée : la passe large vers un ailier déjà en vitesse
- Popularisée dans les années 1990, associée aux Devils, héritée du hockey européen
Questions fréquentes
D'où vient le nom trappe en zone neutre ?
Le terme s'est popularisé dans les années 1990, associé aux Devils du New Jersey, mais le principe vient du hockey européen, où l'espace additionnel de la glace internationale avait déjà poussé les équipes vers ce type de repli collectif en zone neutre.
Comment bat-on la trappe en zone neutre ?
Par la faille documentée du 1-2-2 verrouillage centre-glace : une passe longue et large vers un ailier qui a déjà pris de la vitesse avant que la passe n'arrive, exactement au moment où D2 réagit trop tard.
La trappe en zone neutre est-elle encore utilisée au hockey moderne ?
Oui, sous une forme plus mesurée. Depuis l'autorisation de la passe sur deux lignes, la zone neutre s'est agrandie dans les faits et le jeu a gagné en vitesse, mais des versions du 1-2-2 et du repli 1-2-2 restent enseignées à tous les niveaux, y compris en fin de match pour protéger une avance.
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