Phase 1 / 3Demi-glace offensive
F1 traverse le haut des cercles de la zone offensive avec la rondelle : dès ce seuil franchi, une seule option reste ouverte. F2 arrive de l'autre côté, X1 collé sur lui, pendant que F3 se dirige déjà vers le filet du côté fort.
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La possession de la rondelle est un principe de base, pas seulement un objectif de résultat. Walter et Johnston sont précis : le pire scénario n'est jamais de rater une chance de marquer, c'est de perdre bêtement la rondelle dans la bande de 2 à 2,4 m avant ou après la ligne bleue offensive. À cet endroit, les deux ailiers de l'équipe qui vient de la perdre se retrouvent souvent figés, sans vitesse, ce qui ouvre la porte à une attaque à effectif supérieur pour l'adversaire. Un porteur qui entre large en zone offensive doit toujours lire l'écart avec le défenseur avant de choisir son outil.
Deux dégagements protègent une chance de repossession plutôt que d'abandonner la rondelle. Le dégagement croisé l'envoie en diagonale vers le coin opposé, réservé aux moments où la pression est lue ou qu'un coéquipier patine déjà dans le couloir large pour la récupérer; elle doit frapper la bande à mi-chemin, jamais sur la palette du gardien. Le renvoi l'envoie plutôt du même côté vers un coéquipier qui recule au coin éloigné, réservé aux gardiens peu mobiles : contre un gardien rapide à sortir du filet, il tourne presque toujours au revirement.
L'amorti vise le placement précis, pas la vitesse du renvoi. Dans sa version de base, le porteur écarte d'abord légèrement le défenseur de la bande, puis fait rebondir la rondelle juste derrière lui et accélère pour la récupérer lui-même, forçant le défenseur à pivoter et à le poursuivre. La variante la plus efficace amortit plutôt vers l'espace derrière le défenseur pour un coéquipier qui arrive par en arrière avec plus de vitesse que le porteur original : ce dernier doit constamment visualiser cet espace et savoir reconnaître qui, autour de lui, a le plus de vitesse pour l'attaquer.
Entrer par le centre avec un mouvement latéral expose le porteur à une grosse mise en échec en zone ouverte, le genre associé à des défenseurs comme Scott Stevens : la plupart des entraîneurs préfèrent donc une entrée en poussée extérieure. Une variante centrale réussie existe : le porteur traverse en diagonale juste à l'intérieur de la ligne bleue, ce qui fait glisser les deux défenseurs de son côté, puis redonne vers l'espace qu'il vient de quitter, à un coéquipier plus rapide. Une deuxième option pousse la rondelle vers un joueur extérieur stationnaire, dont la réception recule la couverture adverse jusqu'à un relais bas derrière le filet.
La poussée en couloir extérieur reste l'entrée la plus utilisée, parce que l'espace extérieur y est le plus souvent disponible. Le défenseur, intimidé par la vitesse, protège d'abord l'intérieur avant de couper la route plus profondément, ce qui laisse au porteur trois lectures : couper vers l'intérieur si l'espace s'ouvre devant lui, foncer profond en le contournant si l'espace est derrière, ou retenir et pivoter si l'écart se referme vite.
Une fois le haut des cercles de zone offensive franchi, la lecture s'arrête et l'exécution commence : c'est l'entonnoir, illustré ci-dessus, où le porteur n'a qu'une option, déposer la rondelle bas vers l'avant du filet, pendant que ses deux coéquipiers foncent directement au filet pour un retour plutôt que de chercher à se démarquer. Environ 70 à 80 % des buts viennent d'un deuxième tir sur un retour, ce qui explique pourquoi les meilleurs compteurs sont surtout ceux qui tirent le plus souvent. Depuis les estrades, repérez quel outil un joueur choisit une fois la ligne bleue franchie et ce que ce choix produit sur la séquence suivante. Cette production, elle se compte dans RinkLog une fois chaque entrée de zone datée et son issue notée, plutôt qu'à l'oeil au fil d'un match.
- La zone la plus dangereuse : 2 à 2,4 m de chaque côté de la ligne bleue offensive
- Le dégagement croisé doit frapper la bande à mi-chemin, jamais sur la palette du gardien
- L'amorti vise le placement, pas la vitesse : écarter d'abord le défenseur de la bande
- Une fois le haut des cercles franchi, une seule option reste : la rondelle au filet
Questions fréquentes
Pourquoi la ligne bleue offensive est-elle si dangereuse pour un revirement ?
Parce que les deux ailiers de l'équipe qui vient de perdre la rondelle s'y trouvent souvent figés, sans vitesse, à peine 2 à 2,4 m avant ou après la ligne. Un revirement à cet endroit précis donne presque toujours à l'adversaire une attaque à effectif supérieur immédiate.
Quelle est la différence entre l'amorti de base et l'amorti vers un coéquipier ?
L'amorti de base sert le porteur lui-même : il écarte le défenseur puis récupère sa propre rondelle. L'amorti vers un coéquipier vise plutôt l'espace derrière le défenseur pour un joueur qui arrive avec plus de vitesse que le porteur original, jugé la variante la plus efficace des deux.
Que doit faire le porteur une fois le haut des cercles de zone offensive franchi ?
Une seule chose : déposer la rondelle bas vers l'avant du filet, sans chercher un tir parfait ou une passe supplémentaire. Ses deux coéquipiers foncent directement au filet pour un retour, parce qu'environ 70 à 80 % des buts viennent justement d'un deuxième tir sur retour.
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